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Les tombeaux sans noms du Cambodge

LES TOMBEAUX SANS NOMS DU CAMBODGE

Durée : 1 h 56 mn – Disponible jusqu’au 26 août 2019

Sur les lieux où il fut déporté, enfant, par les Khmers rouges et où neuf des siens ont péri, Rithy Panh invoque les morts par les images, les mots, les rites. Une méditation bouleversante sur le deuil impossible engendré par le génocide.

“J’ai fait ce voyage pour m’asseoir avec les morts. Et pour parler avec eux dans les pagodes, au bord des routes et des fleuves […] Je suis retourné régulièrement dans ces lieux. Je n’ai pas trouvé de trace des tombes de mon père et de mes neveux. Ni des fosses communes où furent ensevelies ma mère et mes sœurs.” En 1975, Rithy Panh, alors âgé de 11 ans, fut déporté par les Khmers rouges avec les siens dans une plaine agricole de la province de Battambang, dans le nord-ouest du Cambodge. La plupart ont succombé aux travaux forcés, à la famine et aux exactions de tous ordres infligés au “peuple nouveau”, comme le régime de Pol Pot désignait les habitants des villes et des régions conquises.

Âmes errantes Continuant à sonder l’histoire d’un génocide qui a fait quelque 2 millions de morts, et le deuil impossible que ces quatre années de terreur ont légué aux rescapés, le cinéaste approfondit avec “Les tombeaux sans noms” une exploration autobiographique entreprise avec “L’image manquante”, puis “Exil”. Ce nouveau chemin qu’il essaie de tracer vers les disparus passe par des cérémonies bouddhiques, destinées à communiquer avec les âmes errantes qui n’ont pu être incinérées selon les rites. “Vay Tchol” (“frappé et jeté”) : telle était la sanction promise à tous, rappelle un paysan, aussi chenu que les bonzes et les nonnes qui accompagnent Rithy Panh dans sa quête. Pour invoquer les êtres aimés et le manque lancinant par lequel ils survivent en lui, le réalisateur interroge la “plaine linceul”, entre rizières et forêts, où la violence et la douleur restent enfouies au pied des arbres, dans la terre et les fondrières. Entre les mains parcheminées des officiants, un fil de coton, une figurine modelée dans une feuille de bananier, un œuf, une calebasse de fer, un cierge ou des bannières flottant dans le vent suggèrent aussi puissamment que les photos de famille le lien ténu qui peut se tisser entre morts et vivants. En écho aux incantations qui cherchent et qui consolent, les réminiscences imagées des vieux témoins rappellent ce qu’il s’est passé en ces lieux. Si ce film en forme de méditation bouleverse une fois encore, c’est aussi par la manière dont il tente de capter l’âme d’un pays meurtri, pour offrir au travers des rites, de la nature, de la parole, sinon l’apaisement, au moins l’acceptation de ce qui fut.

Découvrez les différents site d’Angkor : Angkor Thom, Angkor Wat, Baksei Chamkrong, Banteay Srei, Phnom Bakheng, Preah Kô, Ta Prohm

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DES TRAINS PAS COMME LES AUTRES AU CAMBODGE

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Jeudi 1er août à 20h50 sur France 5, troisième numéro de la saison inédite de la série documentaire Des trains pas comme les autres.

Du sud au nord, des plages paradisiaques de Sihanoukville aux temples d’Angkor, l’ancienne capitale de l’Empire Khmer, Philippe Gougler va parcourir le Cambodge grâce à l’unique ligne de chemin de fer du pays, une ligne construite par les Français pendant la colonisation. Après une longue période d’abandon, le train a été relancé dans le pays tout récemment, en 2016. Les anciennes voies ont été modernisées et le trafic reprend progressivement.

Au programme : chasse à la tarentule au milieu de la campagne, visite de la capitale Phnom Penh et du Lac Tonlé Sap où Philippe va découvrir la vie au rythme de l’eau et faire des rencontres pleines de sourires à l’image du peuple cambodgien.

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Déminer le Cambodge, un travail sans fin

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Durée : 2 min 38

Plus de vingt ans après le traité d’Ottawa qui interdit les mines anti personnelles, ces explosifs particulièrement dangereux tuent ou blessent encore plus de 90 personnes chaque jour dans le monde.

Ces armes mortelles dorment dans le sol, souvent pendant des années. L’une des régions les plus touchées est Battambang près de la frontière thaïlandaise au Cambodge. Pour lutter contre ces menaces mortelles enterrées, les 500 démineurs de la CMAC travaillent depuis plus de 20 ans maintenant à déminer les anciennes zones de guerre.

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Les écoles de la deuxième chance

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98 % des enfants sont scolarisés au Cambodge. C’est du moins ce que prétendent les autorités de Phnom Penh. La réalité est en fait plus contrastée. Même si les campagnes sont davantage touchées, les villes connaissent elles aussi des cas de déscolarisation.

Du coup, les initiatives se multiplient pour tenter de pousser les enfants à reprendre le chemin de l’école. Certaines émanent d’ONG étrangères. D’autres sont portées par des individus seuls qui tentent d’agir au niveau le plus local. 

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Diamond Island – FILM COMPLET

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Durée : 1 h 37 min

Dans ce langoureux conte initiatique tourné au Cambodge, les lumières de la ville ne brillent pas de la même manière pour tous… La révélation d’un jeune cinéaste de talent, le franco-cambodgien Davy Chou.

🎬 DESCRIPTIF DU FILM : Un matin, dans un village du Cambodge, le jeune Bora embarque dans un camion pour aller travailler sur les chantiers de Diamond Island, une île proche de Phnom Penh, sur le Mékong, transformée par les promoteurs en quartier de luxe. Là, il se lie d’amitié avec d’autres jeunes ouvriers. Une nuit, il aperçoit Solei, son frère aîné, perdu de vue depuis cinq ans. Vêtu à la mode, roulant à moto, celui-ci incarne aux yeux de Bora une fulgurante réussite…

❤️ L’AVIS D’ARTE : La vie et le vide Comment se construire un avenir dans un Cambodge mondialisé, où une barrière étanche semble séparer le monde des laissés-pour-compte, comme Bora, et ceux qui comme son frère aîné parviennent – mais en en payant le prix – à tirer leur épingle du jeu ? C’est la question que pose ce langoureux conte initiatique présenté à la Semaine de la critique à Cannes. Premier long métrage du jeune réalisateur franco-khmer Davy Chou, “Diamond Island” tresse sans manichéisme l’euphorie de la fête et la mélancolie, la vie et le vide, l’espoir et le désenchantement, au plus près des visages de ses jeunes interprètes. Diamond Island, un film de Davy Chou (Cambodge/France, 2015, 1h40mn)

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A l’école de la mise au rebut

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Durée : 24 min 20

Au Cambodge, il n’existe pas d’usine de recyclage des déchets. Les ordures sont brûlées, jetées dans les rivières, enfouies, mises en décharge ou récupérées pour créer… un établissement scolaire. C’est le cas de la Coconut School.

73 enfants sont scolarisés à « l’école du rebut ». Elle est située en plein cœur du parc national du Kirirom, à trois heures de route de la capitale, Phnom Penh. C’est là que, le temps d’un weekend, les touristes aiment venir se détendre, profiter du calme de la forêt… et joncher les sols de canettes métalliques, bouteilles en verre et autres gobelets en plastique.

Tous les vendredis, les élèves de la Coconut School ont une mission : ratisser les lieux et rapporter les détritus à l’école. Une fois nettoyés, ceux-ci sont utilisés pour créer ou agrandir des salles de classes, agrémenter la cour de récréation, servir de matière première à des réalisations artistiques diverses. Ces déchets font également office de frais de scolarité mensuels que tous les élèves doivent acquitter pour pouvoir continuer à étudier.

Garçons et filles sont ravis de participer à cette aventure au sein d’une école où des non-professionnels de l’éducation leur enseignent le khmer, l’anglais, l’informatique, les mathématiques. Et tentent d’éveiller un début de conscience verte chez ces écoliers qui, il y a peu encore, mendiaient dans les rues ou étaient en voie de déscolarisation.

la période khmère rouge s’écrit à peine, Christian Laurence rencontre des citoyens qui luttent pour libérer la parole et pour que justice soit faite.

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Chaul Chnam Thmey ou Nouvel an Khmer

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C’est la fête la plus importante de l’année au Cambodge. Elle a lieu du 14 au 16 avril 2019 soit 3 jours de fêtes non stop. Elle marque la fin de la saison sèche et les Cambodgiens apportent des offrandes dans les pagodes, s’offrent des cadeaux : une sorte de noël à la Cambodgienne !

Littéralement, Chaul Chnam Thmey signifie entrer dans la nouvelle année.

Traditions du nouvel an

Une tradition de ce nouvel an veut que l’on verse de l’eau ou du plâtre sur les passants.

Le nouvel an khmer en plus d’être une grande fête traditionnelle et religieuse, est une bonne occasion de rencontre pour les Cambodgiens. Traditionnellement, lors de cette fête, de nombreux jeunes célibataires font connaissance, convolent en noces et bâtissent de nouvelles familles

Fidèles à une habitude en passe de devenir une tradition, depuis quelque trois ou quatre décennies, les Cambodgiens profitent des jours de congés du Nouvel An pour se rendre en pèlerinage à Angkor où ils s’adonnent aux joies du camping et du pique-nique tout en visitant les temples de pierre ancestraux.

Dans certaines provinces ou régions, le Nouvel An est précédé et prolongé de jeux populaires pendant un mois avant et presque un mois après l’événement. On va se rassembler dans la pagode, sur les places publiques, dans les sites historiques ou touristiques pour danser, se distraire et, aux dires des anciens, inviter les mânes des ancêtres à rejoindre cette atmosphère festive et à célébrer la gloire d’antan.

Moha Sangkran (មហាសង្រ្កាន្ត) – 1er jour

Moha Sangkran (មហាសង្រ្កាន្ត), du sanskrit Sankranti, « la grande marche », marque la fin de l’année et le début d’une nouvelle et correspond à la réception d’une nouvelle devata à forme animale (un des douze signes astrologique) qui doit venir s’occuper du monde.

Pour ce premier jour de fête, on décore la maison afin d’accueillir comme il se doit cette nouvelle divinité. Le matin, on apporte des repas aux bonzes à la pagode et on leur demande des renseignements sur le Dharma, la loi bouddhique. On en profite pour confectionner et allumer des bougies ainsi que des bâtonnets d’encens. Les membres de chaque famille rendent hommage au Bouddha et le remercient pour ses enseignements en s’inclinant, s’agenouillant et se prosternant trois fois devant son image.

L’après-midi, on commence à participer à des jeux traditionnels qui seront pratiqués pendant toute la fête, généralement dans l’enceinte de la pagode. Pour les jeunes, cette fête est une occasion de rencontre très importante. En effet, traditionnellement, les relations entre les garçons et les filles sont très limitées et il est mal vu de sortir ou de jouer ensemble. Le nouvel an est donc une des rares occasions où ils sont autorisés à le faire et où les jeunes célibataires peuvent rechercher des partenaires.

Pour se porter chance, les fidèles utilisent de l’eau bénite avec laquelle ils se lavent le visage le matin, la poitrine le midi et les pieds le soir avant d’aller se coucher.

Voreak Wanabat (វ័នបត)– 2e jour

Ce second jour est consacré à l’adoration et à la charité envers les moins fortunés ; on offre des cadeaux aux pauvres, aux domestiques, aux sans abris et aux foyers à très faible revenus. Les familles se rendent dans les pagodes pour honorer leurs ancêtres.

On érige également des monticules de sable sur le sol des pagodes. Un grand dôme est dressé au centre qui représente Culamuni Cetiya, le stûpa de Tavatimsa où sont enterrés les cheveux et le diadème de Bouddha. Le grand amas est entouré de quatre plus petit qui symbolisent les stûpas de Sariputta, Moggallana, Ananda et Mahākāshyapa, les principaux disciples du Bouddha. Dans certains villages du pays, la coutume veut qu’on remplace le sable par du paddy (riz non décortiqué) voire qu’on fasse cohabiter les deux matériaux.

Les monts peuvent aussi être ornés de tentures et d’oriflammes en papier multicolore.

Thngai Laeung Saka (ថ្ងៃឡើងស័ក) – 3e jour

Ce jour, qui signifie littéralement « entrée dans le nouveau millésime » est celui de l’adoration et marque le début solennel dans la nouvelle année. C’est à cette occasion qu’a lieu la cérémonie du Pithy Sroang Preah qui clos les festivités.

Les fidèles nettoient les statues de bouddha avec de l’eau parfumée. Baigner les représentations du bouddha symbolise le fait que l’eau est indispensable à toutes les sortes de vies. C’est également un moyen d’acquérir longévité, chance, bonheur et prospérité.

On invite également les parents, patriarches, guru (maîtres, chapelains) à prendre un bain En procédant ainsi, les enfants expriment leurs gratitude, demandent le pardon pour les fautes commises et espèrent obtenir les meilleurs vœux et conseils pour le futur.

Les bonzes sont mis à contribution pour présenter des vœux aux trois joyaux (le Bouddha, le Dharma, le Sangha) et aux mânes des parents ; enfin on libère des animaux, surtout des oiseaux, achetés au préalable au marché.

Source : Wikipedia