fbpx

Histoire

cultureHistoire

Quel est le drapeau du cambodge ?

jours-feries-cambodge

La question peut paraître anodine, et pourtant, vous avez été plusieurs à nous demander l’origine du drapeau et son évolution à travers les décennies.

Le drapeau du Cambodge (en khmer : ទង់ជាតិកម្ពុជា) est constitué d’une bande rouge horizontale entourée de deux bandes bleues, l’une en haut et l’autre en bas. Au centre se dessine en blanc une représentation du temple d’Angkor Vat.

Découvrez les différents site d’Angkor : Angkor ThomAngkor WatBaksei ChamkrongBanteay SreiPhnom BakhengPreah KôTa Prohm

Le Cambodge est devenu un protectorat français en 1863 et a inauguré son drapeau la même année. Les couleurs rouge et bleu étaient les couleurs traditionnelles de l’Empire khmer du IXème siècle. La couleur bleue symbolise la royauté du Cambodge, le rouge représente la Nation et le blanc évoque la Religion, principalement le bouddhisme.1

La version actuelle fut dessinée en 1947 sous la direction d’Ieu Koeus, un des membres fondateurs du parti démocrate qui militait à cette époque pour une indépendance du pays.

Il s’agit du seul drapeau national à représenter un bâtiment réel.

1864 – 1948 :
Protectorat français du Cambodge

1945 (mars à octobre) :
Gouvernement du Cambodge sous domination japonaise au sein de la Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale

1948 – 1970 :
Royaume du Cambodge

1970 – 1975 :
République Khmère
1975 – 1979 :
Kampuchéa démocratique

1979 – 1989 :
République populaire du Kampuchéa

1989 – 1991 :
État du Cambodge

1991 – 1993 :
Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge (APRONUC)

Depuis 1993 :
Royaume du Cambodge

ActualitécultureHistoire

La fête de l’eau au Cambodge

fete-de-l-eau-cambodge© Lyda Phal - Unsplash

Om Touk (khmer : ពិធី​បុណ្យ​អុំ​ទូក) est une fête qui se déroule au Cambodge lors de la pleine lune de fin octobre ou début novembre est un des plus spectaculaires de ce genre en Asie du Sud-Est. Chaque ville et chaque province célèbre cette fête mais c’est à Phnom Penh qu’elle est la plus importante. Les festivités durent trois jours et trois nuits. Elles sont dominées par une série de courses de bateaux qui commémorent une victoire navale remportée au douzième siècle par le roi Jayavarman VII.

La population de Phnom Penh double presque durant ce festival car les provinciaux convergent vers la capitale. C’est plus d’un million de Khmers qui se rassemblent le long des rives ; les chambres à bas coût s’arrachent comme des petits pains. Dans un pays rural comme le Cambodge, ces courses sont une bonne occasion pour plusieurs centaines de milliers de personnes de venir dans la grande ville encourager l’équipe de leur village ou de leur district.

La fête de l’eau se déroule initialement au mois de novembre mais est annulée pour l’année 2020 suite à l’épidémie de Covid-19 dans le monde

Histoire

Les dates clés du Cambodge d’hier à aujourd’hui

jours-feries-cambodge

Retrouvez les dates clés du Cambodge depuis la fin de la 2ème guerre mondiale à nos jours

8 novembre 1949 : Accord franco-cambodgien: la France concède au Cambodge le statut d’état associé au sein de l’Union française.

9 novembre 1953 : le Cambodge, monarchie constitutionnelle, protectorat français depuis juillet 1863, obtient son indépendance et devient un Etat souverain. C’est l’aboutissement de la “croisade de l’indépendance” menée par le Roi Norodom Sihanouk.

Septembre 1960 : Pol Pot crée le Parti communiste khmer.

18 mars 1970 : un coup d’Etat, organisé par le général Lon Nol, destitue Norodom Sihanouk, chef de l’Etat, qui s’exile à Pékin. La monarchie est abolie. La République sera proclamée le 9 octobre.

17 avril 1975 : les Khmers rouges, dirigés par Pol Pot et Khieu Samphan, entrent dans Phnom Penh et prennent le pouvoir. Ils instaurent la République démocratique du Kampuchea et déclenchent un génocide qui fera près de 2 millions de victimes, sur une population totale de 8 millions.

Dates clés au cambodge : Phnom Penh en 1979
Phnom Penh en 1979

7 janvier 1979 : les Vietnamiens prennent le contrôle du pays et installent la République populaire du Kampuchea. Les Khmers rouges prennent le maquis.

22 juin 1982 : formation d’un gouvernement de coalition en exil, anti-vietnamien. Présidé par Norodom Sihanouk à Pékin, et reconnu par l’ONU, il regroupe les sihanoukistes, les républicains et les Khmers rouges.

Octobre 1989 : fin du retrait officiel de l’armée vietnamienne.

Janvier 1985 : Hun Sen est nommé Premier ministre à Phnom Penh.

23 octobre 1991 : les accords de Paris, signés par les Cambodgiens, l’ONU, et 18 pays garants, placent le pays sous tutelle de l’ONU jusqu’à l’organisation d’élections libres.

l'ONU placent le pays sous tutelle
l’ONU placent le pays sous tutelle

23 mai 1993 : les élections législatives contrôlées par l’ONU donnent une majorité relative de 47% au Funcinpec royaliste, au détriment du Parti du peuple cambodgien communiste. Un gouvernement de coalition, rassemblant les deux partis, est formé le 16 juin. Il est dirigé par deux Premiers ministres : le prince Norodom Ranariddh et Hun Sen. La Monarchie est rétablie le 24 septembre, Norodom Sihanouk remonte sur le trône.

7 juillet 1994 : un vote à l’Assemblée nationale met les Khmers rouges “hors-la-loi”.

8 août 1996 : un dirigeant Khmer rouge, Ieng Sary, se rallie au régime de Phnom Penh, en même temps que plusieurs milliers de ses partisans.

Juin 1997 : réfugié dans la jungle, Pol Pot, est écarté des instances dirigeantes des Khmers rouges par une faction dissidente. Il est jugé et condamné à la prison à vie par ses anciens lieutenants.

Juillet 1997 : un coup d’Etat de Hun Sen évince Norodom Ranariddh du pouvoir.

15 avril 1998 : mort de Pol Pot, d’une crise cardiaque.

30 novembre 1998 : Hun Sen est officiellement seul Premier ministre.

29 décembre 1998 : Les dirigeants khmers rouges Khieu Samphân et Nuon Chea se rallient au gouvernement de Hun Sen.

30 avril 1999 : le Cambodge devient membre de l’ANASE.

29 avril 2000 : résolution de l’Assemblée générale des Nations unies pour la création d’un tribunal international.

Découvrez les différents site d’Angkor : Angkor Thom, Angkor Wat, Baksei Chamkrong, Banteay Srei, Phnom Bakheng, Preah Kô, Ta Prohm ainsi que nos réseaux sociaux Facebook et Instagram

3 février 2002 : premières élections municipales ; le Parti du peuple cambodgien, rafle 60 % des suffrages et 98,5 % des 1 621 mairies en lice.

29 janvier 2003 : émeutes anti-thaïlandaises à Phnom Penh à la suite des propos prêtés à une chanteuse du royaume voisin selon lesquels Angkor serait thaï. L’artiste démentira par la suite n’avoir jamais tenu de tels propos.

27 juillet 2003 : Élections législatives. Le PPC du Premier ministre Hun Sen remporte 73 des 123 sièges en jeu, mais doit composer avec le FUNCINPEC (26 sièges) pour former un nouveau gouvernement.

11 septembre 2003 : Le Cambodge devient membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

7 octobre 2004 : Norodom Sihanouk abdique en tant que roi du Cambodge.

14 octobre 2004 : Le fils de Sihanouk, Norodom Sihamoni, devient le nouveau roi du Cambodge.

Le palais royal au cambodge
Le palais royal au cambodge

3 juillet 2006 : Les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens, tribunal chargés de juger les derniers haut dirigeants khmers rouges encore en vie sont ouverts.

7 juillet 2008 : l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO du temple de Preah Vihear dégénère en crise frontalière entre le Cambodge et la Thaïlande.

27 juillet 2008 : Élections législatives. Le Parti du peuple cambodgien du Premier ministre Hun Sen décroche 90 des 123 sièges en jeu. L’opposition conteste les résultats.

25 octobre 2009 : arrachage d’une borne frontière provisoire dans la province de Svay Rieng, par Sam Rainsy, principal opposant, qui entend ainsi protester contre le programme de délimitation de la frontière entre le Cambodge et le Vietnam.

3 février 2012 : Douch est condamné en appel à la perpétuité par le tribunal parrainé par les Nations unies.

15 octobre 2012 : l’ancien roi Norodom Sihanouk meurt à Pékin à l’âge de 89 ans.

28 juillet 2013 : nette percée de l’opposition aux élections législatives, qui remporte 56 des 123 sièges en lice.

11 novembre 2013 : un nouveau jugement de la cour internationale de justice confirme les droits du Cambodge sur l’ensemble du site de Preah Vihear classé au patrimoine mondial.

22 juillet 2014 : accord entre l’opposition et la majorité sur le partage des responsabilités à l’Assemblée nationale qui clôt la crise née des élections parlementaires du 28 juillet 2013.

A visitercultureHistoirePhnom Penh

Le monument de l’indépendance à Phnom Penh

monument-independance-cambodge

Le Monument de l’Indépendance (Khmer : វិមានឯករាជ្យ) à Phnom Penh , capitale du Cambodge , a été construit en 1958 pour commémorer l’indépendance du Cambodge par rapport à la France en 1953. Il se trouve à l’intersection des boulevards Norodom et Sihanouk, au centre de la ville. Il a la forme d’un stupa en forme de lotus , du style observé dans le temple khmer de Banteay Srei et d’autres sites historiques khmers.Le Monument de l’Indépendance a été conçu par l’architecte cambodgien Vann Molyvann . Il fait 37 mètres de haut.

Découvrez les différents site d’Angkor : Angkor Thom, Angkor Wat, Baksei Chamkrong, Banteay Srei, Phnom Bakheng, Preah Kô, Ta Prohm

A visitercultureHistoirePhnom Penh

Choeung Ek

Choeung-Ek-cambodia

Choeung Ek (ជើងឯក en khmer) était le principal lieu d’exécution et charnier de prisonniers du Kampuchéa démocratique, le régime des Khmers rouges, lorsque celui-ci présidait aux destinées du Cambodge, de 1975 à 1979. Il se trouve à 17 km au sud-ouest de Phnom Penh et s’étend sur deux hectares.

DÉCOUVREZ LES DIFFÉRENTS SITE D’ANGKOR : Angkor ThomAngkor WatBaksei ChamkrongBanteay SreiPhnom BakhengPreah KôTa Prohm AINSI QUE NOS RÉSEAUX SOCIAUX Facebook ET Instagram

Histoire

Souvenez vous du 7 janvier 1979

phnom-penh-1979

Durée : 2 min 28

Découvrez les différents site d’Angkor : Angkor Thom, Angkor Wat, Baksei Chamkrong, Banteay Srei, Phnom Bakheng, Preah Kô, Ta Prohm

Nous sommes le 7 janvier 1979, le jour de l’entrée de l’armée vietnamienne à Phnom-Penh, capitale du Cambodge.

Et donc le jour de l’effondrement pour Pol Pot

Exactement. Le dictateur communiste était au pouvoir depuis 76. Trois ans “seulement”, au regard de l’histoire, trois interminables années pour ses millions de victimes dont 1,7 millions de morts !

Comment Pol-Pot avait-il conquis le pouvoir ?

D’une manière assez singulière, il faut bien le dire. Son vrai nom était Saloth Sâr. Pol Pot, c’était son nom de guerre ; on est d’ailleurs bien en peine de percer le mystère de sa signification. En tout cas, ce personnage est né au Cambodge en 1928, à la campagne. Mais pas pour autant au sein d’une famille de paysans pauvres ; sa famille se rangeait plutôt parmi les notables. Sâr décroche une bourse d’études et débarque à Paris en 1949 ! C’est donc chez nous qu’il va faire des études de radioélectricité et surtout, disons-le, s’initier à la politique ! On est à l’époque où le souverain du Cambodge, Norodom Sinahouk, est en train d’évoluer vers l’autoritarisme.

Et c’est à cause de cela que Pol Pot rejoint le parti communiste ?

Son opposition à Sihanouk l’amène en tout cas à se rapprocher du Parti communiste français. Cependant il repart pour le Cambodge dès 1953, bien décidé à prendre le pouvoir. Ce qui ne se réalisera que 20 ans plus tard, lorsque les Khmers rouges entreront dans Phnom-Penh. Au départ, la population les prend pour des libérateurs, mais elle va bientôt déchanter. Les Khmers rouges installent très vite un régime totalitaire, avec à sa tête : Pol Pot. Le pays se referme sur lui-même. Pendant ce temps, la population est rigoureusement décimée : tortures, exécutions, travail forcé, etc. On a parlé d’un “auto-génocide”. Après la libération de la capitale, ce 7 janvier 79, Pol Pot s’enfuit. Il sera arrêté en 97, condamné à la détention perpétuelle avant de mourir l’année suivante. Mais ça, c’est une autre histoire.

Source : Europe 1

ActualitéHistoireVidéo

les mariées de l’Angkar

cambodge-les-mariees-de-l-angkar

Vingt ans après la mort de Pol Pot, retour sur l’une des exactions les plus taboues des Khmers Rouges : les mariages forcés. Trois cent mille personnes ont été obligées de se marier avec des inconnus par le régime. Objectif : briser les structures traditionnelles de la société et augmenter la population. Des familles entières vivent toujours avec les traumatismes de cette époque.

Source : ARTE

Découvrez les différents site d’Angkor : Angkor Thom, Angkor Wat, Baksei Chamkrong, Banteay Srei, Phnom Bakheng, Preah Kô, Ta Prohm

 

cultureHistoire

Témoignage d’une cambodgienne au micro de magma

Pour ce premier épisode de MAGMA, Clémence Hacquart tend son micro à Soko Phay.

Née dans le Cambodge des années 70, Soko passe les premières années de sa vie dans un pays ravagé par le régime communiste radical des Khmers Rouges.

Connu comme l’un des pires massacres du XXe siècle, le bilan du génocide Cambodgien s’élève à près de deux millions de morts.

Au moment des premières déportations, la famille Phay parvient à obtenir le statut de réfugié politique et démarre une nouvelle vie en France.

Dans cet épisode, Soko évoque le souvenir de ce pays détruit, elle raconte son exil et son intégration.

Tiraillée entre le devoir de mémoire imposé par un père strict et ses envies de jeune femme parisienne, Soko passe son adolescence à chercher ce qui la définit.

Aujourd’hui maître de conférences en théorie des arts à l’Université Paris 8, c’est dans la recherche et la connaissance que Soko Phay est parvenue à s’accomplir et à trouver du sens dans ce qu’elle a vécu.

Retrouvez l’émission MAGMA sur différents supports comme Itunes ou Soundcloud